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#BienvenueChezMoi : accueillir les victimes de violences conjugales lors des matchs de foot.Temps de lecture : 3 minute(s)

“Bienvenue chez moi” : le leitmotiv des militants contre les violences conjugales.

L’initiative est simple : proposer son logement aux personnes battues pour qu’elles ne soient pas martyrisées par leur conjoint.

Les violences conjugales se manifestent le plus souvent lorsque le conjoint est sous alcool : une situation particulièrement préoccupante quand on sait que beaucoup des fans de foot boivent en temps de match. En effet, une étude de l’Université anglaise de Lancaster met en évidence le fait qu’il y a une recrudescence des violences conjugales lors des matchs de l’équipe nationale. En cas de victoire, il y a une hausse de 26% et en cas de défaite, 36%. Cependant, il n’y a pas d’étude équivalente faite pour l’équipe de France, mais il y a fort à parier que la situation soit similaire.

“Une femme meurt tous les trois jours pour cause de violences conjugales.”

En France, chaque année, des centaines de femmes meurent sous les coups de leur conjoint. Une situation particulièrement grave au XXIè siècle. Les droits des femmes ne doivent pas n’être que constitutionnel, car l’un des plus importants des droits est le droit à la sécurité.

Il ne s’agit pas “de blâmer le foot” selon l’initiatrice du mouvement @ChercherJournal mais de blâmer “le patriarcat” (domination masculine sociale). Le foot n’est finalement qu’un prétexte pour les machistes de s’alcooliser, de défouler sur leur conjointe.

Sensibiliser

Les violences conjugales sont issues d’un long processus. La première gifle n’est pas le déclencheur. Avant la violence physique, il y a la violence mentale, si bien que la domination s’ancre dans l’esprit de la victime, qui voit les violences comme une fatalité. Dans les faits, cette mentalité dominatrice découle d’abord du fait de la domination des hommes dans la société. Si bien que la lutte n’est pas seulement personnelle mais sociale et politique. Les résultats de l’étude citée plus tôt ont notamment été relayés dans le cadre d’une campagne de sensibilisation du National Centre for Domestic Violence.

Aider les victimes

Sortir d’une relation comme celle-ci est sensiblement difficile car rompre avec la personne en question pourrait entrainer des excès de colère du conjoint violent et peut être très dur pour la victime car elle doit sortir de la culpabilité qu’elle s’est construite mentalement pour donner un sens aux violences (qui ne sont pas justifiables pourtant). Ce type d’initiative permet au mieux d’éviter que la victime soit de nouveau violentée et permet à cette dernière d’être dans un environnement où elle ne se sent pas menacée.

Un mouvement citoyen

Lancée en dehors de toute organisation étatique, politique ou économique, ce mouvement entend mettre en œuvre le troisième pan de notre devise nationale : la Fraternité. Le # permet de signaler que l’on peut héberger une personne battue en mentionnant sa ville et ses disponibilités. Quand les pouvoirs publics n’agissent pas, ces actions sont primordiales.

Enfin, la rédaction de GetActu tient à adresser son plus grand soutien aux victimes de violences et à dire que, vous n’êtes pas seules, il existe des plateformes pour signaler votre détresse telle que  Stop-violences-femmes.gouv.fr ou des numéros spécialisés dans ces cas-là. Appeler le 3919. 

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