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Comment notre société s’organise en classes dominantes et dominées

Article réflexion, n’engageant que son auteur. Les débats sont possibles en commentaire, j’y répondrai.

Ceci doit être un vieux précepte communo-marxiste que je vous sors là. Mais n’en demeure pas moins que la société française, notre société (si on prend un point de vue franco-centré) est composée de classes dominantes et dominées.

En France, comme en Occident, et je dirais même dans le monde entier depuis la fin de la Guerre Froide, les plus pauvres sont culpabilisés et les plus riches sont fantasmés, enviés, comme si les prolétaires, si je peux me permettre de prendre un vocabulaire de gauche, étaient intrinsèquement pauvres de par leur « fainéantise », alors que les bourgeois, eux sont riches grâce à leurs « sacrifices » et leur « ambition ».

C’est assez violent quand l’on s’en rend compte, les plus défavorisés sont plus violents (regardez-les se jeter sur des promotions jusqu’à en frapper leurs comparses) selon la société et les dominants. Mais ne savaient-ils pas qu’en les stigmatisant, ils nourrirait un sentiment de colère — plus que légitime — à l’encontre des puissants qui finalement, mènerait à la violence contestataire ?

Des cas concrets ?

Vous souvenez-vous des émeutes promotionnelles (Nutella, Pampers) où au lieu de mettre en question l’organisation de la consommation en France on a préféré critiquer les clients parce qu’ils consomment comme vous et moi au lieu de critiquer les chaînes de grande distribution ? Bien-sûr que oui, ça date du mois dernier, mais, le plus important n’est pas que les consommateurs achètent du Nutella, mais que les supermarchés en vendent. C’est l’individu qui a tort et non l’organisation ? Très bien, donc ne remettons pas en cause notre société. Tout va bien, c’est juste la bêtise des pauvres, qu’ils s’éduquent.

Et l’éducation ?

Qu’ils s’éduquent ? Ah oui, j’en apprends, les pauvres n’ont qu’à ne pas être pauvres. Quand vous naissez dans un milieu prolo, l’éducation, malgré tout l’amour de vos parents, est bien plus rude que pour un milieu aisé. Une fois en primaire, vous redoublez, au collège, vous avez du mal, au lycée, vous ratez le bac. Ça peut paraître caricatural, certes, mais les chiffres sont là, plus on est aisé, plus on réussit et quand bien même vous avez le bac, la future sélection à l’Université, qui ne dit pas son nom, vous aura. Car oui, vous avez eu le bac mais n’avez pas eu « mention très bien ». Mais ça, ce n’est pas un peu élitiste. Si l’on veut former une génération d’intellectuels, on les instruit tous, chacun à son rythme, au lieu de sélectionner ceux déjà prédisposés en laissant les autres abandonner leurs études et finir à travailler dans des travaux peu qualifiés qu’ils n’aiment pas, et c’est en ça que la sélection favorise les plus aisés. La sélection applique l’offre et la demande à l’instruction républicaine ce qui, en soi, met en place des inégalités extrêmes.

Le mythe du mérite

C’est la « méritocratie » qui dicte que « qui travaille, gagnera bien sa vie », « ceux qui réussissent à l’école sont les plus travailleurs ». Ce qui sous-entend que ceux qui ne réussissent pas sont « des fainéants, ne sont rien » s’il faut reprendre les éléments de langage de notre président de la République. Ça introduit la notion de travail, si tu ne travailles pas, tu ne vaux que des clous, t’as une « mentalité de chômeur » (déjà entendu).

Révolution technologique

Celà devrait peu à peu devenir de plus en plus désuet dans une société où le travail prendra une part beaucoup moins importante que celle des loisirs, du temps libre. Les robots et autres intelligences artificielles remplaceront le travail humain et à terme seuls les travaux créatifs et de contact humain perdureront. Ce à quoi on nous répondra par « le travail élève l’Homme » qu’une société sans travail est une société « bancale ».

Le travail, une fin en soi ?

Comme si le travail, étymologiquement signifiant le tourment et la souffrance, était un impératif sans quoi nous serions tous en perdition et que les pauvres cherchait à profiter du système à son dépend. Alors que, je ne crois pas que ce soit les pauvres qui gagnent le plus, je vois mal des gens profiter du système quand on sait qu’ils ont une espérance de vie de 13 ans en moins par rapports aux privilégiés. Donc qui également, consiste à stigmatiser l’individu et non le système. L’introduction d’une « pauvreté voulue » définie par les privilégiés et une « pauvreté subie » définie par les défavorisés. Et peu à peu, l’imaginaire d’élite parvient à s’imposer chez les classes populaires, par le rapport de supériorité qui est installé (Vu que c’est une autorité, il a forcément raison). Je peux aussi ajouter que cet imaginaire est chez chacun de nous. À nous de nous en débarrasser, enlever nos œillères et d’ériger l’échine de sorte à être émancipés d’une élite qui nous méprise, nous soumet et nous interchange.

Voilà, cet article est terminé, je vous suggère de l’aimer s’il vous a plu et de le partager. Les commentaires sont faits pour le débat

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