Muriel Pénicaud, a annoncé une réforme en profondeur de l’apprentissage. Ce cursus en alternance, actuellement réservé aux jeunes de 16 à 26 ans, associe une formation chez un employeur et des enseignements dispensés dans un Centre de Formation d’Apprentis (CFA).

Les mesures phares dévoilées sont l’augmentation de 30 euros net du salaire (qui passe donc à 715€ net) pour les 16/20  ans, l’ouverture de l’apprentissage jusqu’à l’âge de 30 ans, le rehaussement du salaire au niveau du SMIC pour les 26/30 ans et une aide pour le permis de conduire de 500€ pour les apprentis âgés de 18 ans. Le temps de travail quand à lui pourra être porté à 40 heures. Autre nouveauté, le recrutement ne dépendra plus du cycle scolaire, il pourra se faire à n’importe quel moment de l’année.

Mais ce qui représente un bouleversement dans le monde de l’apprentissage, est, que ce qui relève aujourd’hui des régions deviendra une compétence des branches professionnelles pilotée par les entreprises. Ce qui est une réponse à une demande du MEDEF. On peut traduire cela par le fait que les CFA, vont à présent, être dispensés de certaines formations si celles-ci ne répondent pas aux besoins du marché. En d’autre terme, le besoin de métier ou d’activité dans certains secteurs va obligatoirement créer des apprentis sur mesure. Est-ce un premier pas vers un monde dans lequel le travail se raréfie et où nous serions obligés, non pas de faire le métier que l’on souhaite, mais le métier disponible ?

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