GetActu

L'actualité en temps et en heure

Le Rap, la nouvelle chanson française ?

Le Rap, la musique nègre selon certains. C’est surtout la musique culminant dans les top charts en Occident. 

Quoique l’on en dise, c’est un séisme dans la chanson française. Comme à l’époque du rock, ce type de musique est méprisée par l’« élite culturelle », la qualifiant de « sous-culture ». Vous ne verrez sûrement que peu de rap à l’Eurovision, aux NRJ Music, Awards. Car contrairement à la variété et à la POP, le RAP est malvu : bah oui, il n’y a que des Noirs illettrés qui font du rap. Mais c’est totalement faux, sinon, il n’y aurait pas que des blancs aux sélections des victoires de la musique pour les musiques dites « urbaines ». 

La variétification du rap

Le rap tend à se démocratiser. Loin est l’époque où elle était endemique au Bronx où l’on faisait des blocks parties. Où les déclassés faisaient des sons dans leurs squats. Le genre reste quand-même assez « gangster », mais petit à petit, les banlieusards perdent le monopole culturel du rap. Petit à petit, les classes moyennes rappent de plus en plus. Si vous voulez faire du rap : 

  • installez Soundcloud
  • écrivez vos textes
  • posez sur des type beats
  • et publiez-les

Ça n’a jamais été aussi facile. Une nouvelle génération arrive, la génération Soundcloud, ceux qui n’ont plus besoin de raquer pour trouver une maison de disque, de s’interpréter dans des concerts à huis clos. Autant, des personnes qui ne sont pas fait pour le rap en feront autant, vous pourrez avoir une myriade de choix. Ce n’est plus « je n’aime pas le rap » mais « je n’aime pas ce rap ». De nouvelles modes sont là :

  • La vague codéinée aux US, par exemple, représentée par Sneazzy, en France. Elle consiste à promouvoir ou du moins parler de codéine dans ses sons.
  • Le rap marmonné, le « mumble rap », lui est présent aux US, avec pour étendard Lil Uzi Vert, Lil Yachty et 21 Savage. Le principe est que l’on rappe nonchalamment, sans forcément articuler, avec un flow détendu. 
  • Le rap gangster, sûrement l’un des plus anciens, où l’on met des instrus lourdes et où l’on met le maximum de punchlines sur l’argent, sur un de ses rivaux, sur sa compagnie, sur son « crew ».
  • Le rap nuageux, dit « cloud rap », très présent en France grâce au groupe P.N.L (pas programmation neuro-linguistique mais Peace N’ Lovés). C’est un rap où l’important n’est pas les paroles mais l’instrumentale assez psychédélique qui saura plonger votre public dans votre univers.
  • Le RAP oldschool, ce rap nostalgique des années 90 et 2000, où l’on kique sale comme à l’époque sur des instrus où les basses sont très présentes.
  • Le rap conscient, sûrement l’un des raps où la musicalité est la moins importante, l’important, ce sont les paroles dénonçant la société, la police, la guerre et le capitalisme.
  • L’Afrorap ou Afrotrap, un où les instrus sont exotiques avec des paroles peu recherchées.

    Le Rap est donc très varié et englobe beaucoup de mouvements et donc attirent de plus en plus les marques et médias, ces derniers un peu plus en retard. On peut voir de plus en plus de collaborations entre les marques de luxe et de streetwear et les rappeurs. Comme par exemple la collaboration entre Kanye West et Adidas pour les Yeezy Boost. La télé commence à de plus en plus inviter des rappeurs car ils sont populaires, ils font vendre.

    Les rivalités intra-rap

    Mais voilà, dans le rap, il y a des rivalités, comme par exemple les rivalités entre Kaaris et Booba, ou même Vald et Lorenzo. Les rappeurs se provoquent et certains se haïssent. Cette rivalité se fait même sentir dans leur public. Les publics plus gangsters vont traîter les rappeurs comme Lomepal, Bigflo et Oli, Nekfeu, Roméo Elvis de yenclis (c’est-à-dire de consommateurs naïfs, consommateurs de drogues, des embourgeoisés qui font genre)…

    L’aube du rap belge

    La naissance du rap belge arrive pour secouer le rap français. Des nouveaux commencent à inscrire leurs noms dans le rap francophones, de Roméo Elvis, à Damso, en passant par JeanJass & Caballero. Le rap belge promet pour ces prochaines années et va, peut-être, détrôner le rap français. 

    Conclusion : selon moi, le rap a la prétention et est la nouvelle chanson française, là où la variété s’essouffle, le rap culmine et reste dans les cœurs de la jeunesse.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *