La mesure des ruptures conventionnelles revient sur la table après que Pimkie, enseigne de prêt-à-porter déficitaire de 45 millions, ait annoncé décider de recourir aux ruptures conventionnelles pour supprimer 200 postes.

Mais qu’est-ce que la rupture conventionnelle collective ?

La rupture conventionnelle collective est inscrite dans le code du travail depuis la reforme du code du travail de Emmanuel Macron. C’est en quelque sorte un plan social grimé, l’entreprise peut définir un cadre commun de départ volontaire donc un départ “à l’amiable” entre l’employeur et l’employé. Ni un licenciement, ni une démission, le salarié peut bénéficier des indemnités prévues par l’accord (qui doivent être supérieures ou égales au seuil minimum légal) et d’allocations chômage sous certaines conditions. Les entreprises y recourant doivent organiser des discussions avec les syndicats pour statuer sur :

  • le nombre de postes supprimés
  • le montant des indemnités
  • les mesures de formation et de reconversion

Après Pimkie, PSA

Voilà donc que l’on apprend que PSA, constructeur automobile, va elle aussi recourir à la rupture conventionnelle collective compte, dès janvier, parler aux syndicats.

Pour Éric Coquerel “c’est une boite de Pandore”.

Une mesure critiquée

 Selon la secrétaire CGT du CE de Pimkie, les indemnités seront beaucoup moins généreuses :

“Avec le plan de sauvegarde de l’emploi qu’on a eu en 2009, on a pu négocier et obtenir, aussi à travers la grève, 50 000 euros en moyenne par salarié. Avec la rupture conventionnelle collective, aujourd’hui, on est persuadés que malheureusement, il n’y aura que le légal. Et le légal veut dire 5 000 ou 6 000 euros par salarié”, indique Valérie Pringuez, secrétaire CGT du CE de Pimkie

 Selon la France Insoumise, la mesure permettra de licencier plus facilement en coûtant moins cher :

Alexis Corbière :

 Plus avantageux selon La République En Marche :

Christophe Castaner :

Et vous, qu’en pensez-vous ? Notre sondage